Burn out au travail : Quand s’arrêter ?

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Un manque d’énergie est provisoire. Un stress chronique s’installe dans le temps. Les symptômes d’un épuisement professionnel sont une véritable alerte. Ils vont s’aggraver jusqu’à ce que vous assumiez enfin de lâcher-prise.

Vous avez peur de ne pas pouvoir revenir si vous acceptez un arrêt de travail ? Pas de panique, prenez le temps d’analyser votre situation.

Les premiers signes du syndrome d’épuisement professionnel

  • Perte de sens, désengagement
  • Troubles du sommeil
  • Fatigue chronique, des symptômes physiques
  • Irritabilité, anxiété grandissante
  • Sentiment d’injustice, de frustration
  • Solitude extrême malgré la présence de vos proches

Vous avez même noté certains troubles cognitifs : perte de mémoire, concentration, incapacité à réfléchir.

L’isolement est votre seule issue pour ne plus subir cet épuisement professionnel permanent. Vous voulez éviter ce moment redouté. Celui où l’on va vous demander d’accepter ces tâches supplémentaires. Et bien sûr, il vous sera précisé de les terminer toujours plus vite.

Le surmenage ne vous permet plus de prendre du recul. La surcharge émotionnelle vous empêche de gérer le stress au travail.

Le mal-être s’installe ? Le repos hebdomadaire, les vitamines ne viennent pas à bout de votre état de fatigue ? Ne restez pas seul(e).

Le burn-out est un séisme. Il remet en cause les fondements même de vos choix de vie. Il peut présenter un réel danger pour votre équilibre physique et mental.

Consultez dès à présent un professionnel de santé. Contactez plutôt un médecin traitant qui vous connaît bien. Vous pouvez aussi opter pour un psychiatre ou psychologue recommandé par un(e) ami(e). L’arrêt de travail s’impose.

Le bon moment pour prendre soin de vous

Suite à votre visite chez le médecin, votre diagnostic est posé. Vous allez sûrement vous interroger sur l’efficacité des divers traitements. Devez-vous prendre des médicaments pour dépasser le burn-out ?

Ce n’est pas un passage obligé. Certains ont besoin d’une « béquille » pour pouvoir sortir la tête de l’eau. Quand ils vont mieux, ils réussissent à baisser les doses progressivement. Ce n’est pas une baguette magique.

D’autres se tournent exclusivement vers des méthodes dites douces (sophrologie, relaxation, homéopathie, etc.).

Ce choix vous appartient, nous sommes tous différents. Ne culpabilisez pas si vous faites la démarche d’accepter un médicament au départ. Cette décision n’est pas irréversible, il existe maintenant des traitements sans accoutumance.

Cette étape peut vous aider à récupérer des forces, réduire les troubles du sommeil. Même si burnout et dépression sont des « maladies » distinctes, les deux peuvent être liés. Un suivi médical pour préserver votre santé mentale doit donc être envisagé rapidement.

L’arrêt de travail : quelques jours ou plusieurs mois ?

En prévention, si le docteur constate que quelques jours peuvent recharger vos batteries, acceptez. Vous avez su reconnaître les signes à temps.

Contactez les ressources humaines de votre entreprise. De même, prenez rendez-vous avec la Médecine du Travail.

Cela vous permettra de prévoir des actions correctrices. Osez demander à votre manager un aménagement de planning ou un changement de service.

Même si vous n’êtes pas complètement à terre : opérez des transformations ! Il n’est pas utile d’en arriver là. Le rôle des signaux physiques, psychiques est de vous faire prendre conscience de l’urgence.

Si le diagnostic « burn-out » est posé, seul un arrêt long permettra une reprise sereine. Une étape intermédiaire comme le temps partiel thérapeutique pourra être mise en place.

L’acceptation : le point de départ de votre reconstruction

Réfléchissez sérieusement aux priorités de votre vie. Vous redoutez ce moment : « Et si tout ce que j’ai construit jusqu’ici explosait ? »

Comprendre le processus en cause est une étape importante. Elle prend du temps et de l’énergie. Pour le moment, concentrez-vous sur le présent. Il faut vous protéger et accepter cette pause dans votre vie professionnelle.

Une carrière toute tracée, un couple établi depuis de longues années, une maison à payer…Les arguments pour préserver le statu quo sont nombreux. Il n’est jamais « trop tard » pour réajuster certains choix. Changer certaines choses reste possible pour être en accord avec votre petite voix intérieure.

Il est temps de réinvestir d’autres domaines parfois délaissés. Vous pourrez réaliser que votre accomplissement personnel se développe ailleurs qu’au travail.

Le moment où l’on consent à s’arrêter est celui où le corps lâche. Remerciez-le de vous avoir envoyé ce message. Vous l’avez compris, certains signes d’épuisement prédisent cette « chute ». Apprenez à les écouter et allez à l’essentiel !

Pour cela, je vous invite à découvrir comment alléger votre charge mentale au quotidien.

changement intérieur


« La porte du changement ne peut s’ouvrir que de l’intérieur. »

Jacques Salomé

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